Charge de travail, manque de marges de manœuvre, tensions dans les relations, changements mal accompagnés… Les risques psychosociaux (RPS) peuvent concerner des situations de travail très différentes. Pour sensibiliser les équipes, comment rendre le sujet concret sans demander à chacun de raconter son vécu personnel ?
C’est dans cet esprit que Coven a développé deux nouveaux formats de sensibilisation aux RPS : un atelier animé pour les Journées Sécurité et une Box Prévention à utiliser en interne.
Leur point commun : faire expérimenter les facteurs de risque grâce à des mini serious games, puis utiliser cette expérience pour mieux comprendre les RPS, questionner les idées reçues et échanger sur le travail.
À retenir
- L’atelier RPS propose une session participative, animée et adaptée au contexte de l’entreprise.
- La Box Prévention des RPS est un jeu nomade et réutilisable, conçu pour être animé en interne.
- Les deux formats s’appuient sur les six familles de facteurs de risques psychosociaux, dites « facteurs Gollac ». Les mini-jeux les mettent en scène et permettent d’en ressentir certains effets pour mieux les comprendre.
- La sensibilisation ouvre la discussion. Pour agir durablement, elle doit s’inscrire dans une démarche de prévention centrée sur le travail et son organisation.
Que sont les facteurs Gollac ?
Les RPS sont parfois associés uniquement au stress ou à une fragilité individuelle. Pourtant, pour comprendre ce qui peut générer ces risques, il faut aussi regarder les conditions de travail, l’organisation et les relations professionnelles.
Les facteurs Gollac constituent un repère pour cette analyse. Cette classification, issue des travaux d’un collège d’experts présidé par Michel Gollac, distingue six grandes familles de facteurs de risques psychosociaux :
- L’intensité et le temps de travail : une charge importante, des délais serrés, des interruptions fréquentes ou des horaires difficiles.
- Les exigences émotionnelles : devoir cacher ses émotions, faire face à la souffrance ou gérer des tensions avec le public.
- Le manque d’autonomie : disposer de peu de marges de manœuvre pour organiser son travail, prendre des décisions ou utiliser ses compétences.
- Les rapports sociaux au travail : un manque de soutien ou de reconnaissance, des relations dégradées ou des situations d’injustice.
- Les conflits de valeurs : devoir agir à l’encontre de ses convictions professionnelles ou ne pas pouvoir réaliser un travail de qualité.
- L’insécurité de la situation de travail : des incertitudes concernant son emploi, son avenir professionnel ou des changements mal accompagnés.
Ces familles décrivent des facteurs de risque liés au travail. Elles permettent de dépasser une lecture uniquement individuelle des difficultés et de poser une question essentielle : qu’est-ce qui, dans la situation de travail, peut créer ou renforcer le risque ?
Des serious games pour expérimenter les facteurs de RPS
Une liste de facteurs permet de découvrir le sujet. Mais elle ne suffit pas toujours à comprendre ce que ces facteurs peuvent produire dans une situation concrète.
Le jeu permet de passer de la définition à l’expérience.
Les mini-jeux proposés par Coven mettent en scène des contraintes et des interactions qui rendent certains mécanismes perceptibles. Les participants peuvent en ressentir les effets pendant l’activité, observer leurs réactions et confronter leurs points de vue.
Le débriefing permet ensuite de revenir sur l’expérience :
- Qu’est-ce qui a créé la difficulté ?
- Quel rôle ont joué les consignes, les moyens disponibles ou les relations entre participants ?
- Quels facteurs de risque reconnaît-on ?
- Quels liens peut-on faire avec les situations de travail ?
L’objectif n’est pas de reproduire la souffrance au travail, mais de rendre les facteurs de risque plus faciles à comprendre. L’expérience commune sert de support aux échanges, sans demander aux participants d’exposer leur situation personnelle.
Cette approche aide également à questionner les idées reçues : les RPS ne se résument pas au stress, ne concernent pas uniquement certaines personnes et ne se préviennent pas seulement en apprenant à « mieux gérer ses émotions ».
L’atelier RPS : une expérience collective pour les Safety Days
Le nouvel atelier RPS de Coven permet d’intégrer les risques psychosociaux à une Journée Sécurité ou à un événement de sensibilisation.
Il comprend huit mini serious games abordant les facteurs Gollac, les idées reçues, les signes à observer et les acteurs à mobiliser.
Les participants ne se contentent pas de répondre à des questions : ils expérimentent des situations, ressentent les effets de certaines contraintes et échangent sur ce qu’ils ont vécu pendant le jeu. L’animation les accompagne pour mettre des mots sur ces expériences et faire le lien avec les RPS.
L’atelier accueille 2 à 12 participants par session et dure au minimum 45 minutes. Six séquences peuvent être sélectionnées pour composer une session d’environ une heure.
Un débriefing personnalisé permet de préciser les notions et de les relier au contexte de l’entreprise. Les participants repartent avec des repères pour mieux comprendre les RPS, reconnaître des facteurs de risque et identifier les acteurs vers lesquels se tourner.
La Box Prévention des RPS : un jeu à faire vivre en interne
Avec la Box Prévention des RPS, Coven propose un outil nomade et réutilisable pour prolonger la sensibilisation au fil des actions de prévention.
La Box rassemble neuf mini-jeux autour des six facteurs Gollac, des idées reçues, des signes à repérer et des acteurs concernés.
Comme dans l’atelier, les serious games mettent les notions en scène pour les rendre concrètes. Ce qui se passe pendant le jeu devient un point de départ pour comprendre les mécanismes, discuter des perceptions et questionner les idées reçues.
Prévue pour 12 personnes au maximum, la Box peut être utilisée sur un temps de 20 minutes à une heure, selon les activités choisies et la place accordée aux échanges.
Elle donne aux préventeurs, aux managers et aux animateurs internes un support pour remettre régulièrement les RPS sur la table, au-delà d’un événement ponctuel.
La Box Prévention des RPS : un jeu à faire vivre en interne
Une sensibilisation peut aider à reconnaître un facteur de risque, à comprendre pourquoi une situation pose problème ou à identifier vers qui se tourner. Elle ne remplace pas, à elle seule, l’évaluation des RPS ni un plan d’action.
La prévention repose sur une démarche collective : analyser les situations de travail, identifier les sources de risque, construire des actions adaptées et suivre leurs effets. Les réponses doivent tenir compte du contexte de chaque entreprise.
Les deux formats de Coven peuvent prendre place dans cette démarche :
- L’atelier RPS crée un temps fort animé, notamment lors d’une Journée Sécurité.
- La Box Prévention des RPS permet de renouveler et de prolonger les échanges en interne.
Dans les deux cas, le jeu aide à comprendre les facteurs de risque par l’expérience. Le débriefing permet d’en tirer des enseignements et d’ouvrir une discussion sur les situations de travail et les moyens d’agir.
Vous souhaitez intégrer les RPS à votre prochaine Journée Sécurité ou équiper vos équipes d’un jeu réutilisable ? Découvrez l’atelier RPS et la Box Prévention des RPS, ou échangeons sur votre projet.
Sources :
- Coven — Atelier RPS et Box Prévention des RPS.
FAQ
Que sont les facteurs Gollac ?
Les facteurs Gollac désignent six grandes familles de facteurs de risques psychosociaux : l’intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le manque d’autonomie, les rapports sociaux, les conflits de valeurs et l’insécurité de la situation de travail. Ils servent de repères pour analyser ce qui, dans le travail, peut générer des risques.
Pourquoi utiliser un serious game pour sensibiliser aux RPS ?
Un serious game permet de mettre en scène des facteurs de risque et d’en ressentir certains effets dans le cadre d’une activité. Le débriefing aide ensuite à comprendre les mécanismes, à questionner les idées reçues et à faire le lien avec les situations professionnelles.
Quelle est la différence entre l'atelier RPS et la Box Prévention des RPS ?
L’atelier RPS est une prestation animée, adaptée notamment à une Journée Sécurité, avec une sélection de séquences et un débriefing personnalisé. La Box est un jeu acheté par l’entreprise, nomade et réutilisable pour ses animations internes.
Faut-il demander aux participants de parler de leurs difficultés personnelles ?
Non. Les jeux permettent d’abord de discuter d’une expérience commune et de situations de travail proposées. Les participants peuvent ainsi explorer les facteurs de risque sans être invités à raconter leurs difficultés personnelles devant le groupe.
Combien de temps à prévoir ?
L’atelier RPS dure au minimum 45 minutes, avec la possibilité de composer une session d’environ une heure. La Box peut être utilisée de 20 minutes à une heure, selon les activités sélectionnées et les échanges souhaités.
Un jeu suffit-il à prévenir les RPS ?
Non. Un jeu peut sensibiliser et faciliter les échanges. La prévention des RPS demande également d’évaluer les situations de travail, d’agir sur les facteurs identifiés et de suivre les mesures mises en place.